Développement touristique et potentiel
Table des matières
- Introduction
- Les handicaps structurels du développement touristique
- Le potentiel touristique inexploité de l’archipel
- Les diagnostics touristiques et visions de développement
- Les projets structurants de développement
- Les enjeux de préservation environnementale
Introduction
L’Union des Comores, archipel de l’océan Indien d’une superficie totale de 1 660 km², demeure l’une des destinations touristiques les plus méconnues de la région. Avec seulement 28 000 touristes enregistrés en 1998, puis environ 30 000 visiteurs annuels dans les années 2010, les Comores représentent un “espace non touristique” selon l’expression du géographe Jean-Christophe Gay, correspondant à un “stade liminaire du processus de mise en tourisme des îles intertropicales”. Cette situation contraste fortement avec les destinations voisines comme les Seychelles, Maurice ou Madagascar, qui accueillent des centaines de milliers de visiteurs annuellement.
Pourtant, l’archipel dispose d’atouts naturels et culturels considérables : le volcan Karthala (2 361 mètres) sur Grande Comore, l’un des plus grands cratères actifs du monde ; le parc marin de Mohéli, sanctuaire des tortues marines ; une biodiversité marine exceptionnelle avec récifs coralliens, herbiers marins et écosystèmes côtiers diversifiés ; ainsi qu’un patrimoine culturel swahili unique. Malgré ce potentiel jamais exploité, le secteur touristique reste embryonnaire, entravé par de multiples blocages structurels.
Face à ce constat, les autorités comoriennes ont progressivement développé, depuis les années 2010, une vision stratégique visant à faire du tourisme “l’un des socles de développement des Comores”. Cette ambition s’est concrétisée par plusieurs initiatives : diagnostics touristiques insulaires, promulgation du Code du tourisme en 2022, organisation des 8èmes Assises internationales du tourisme durable et responsable en 2022, et élaboration de projets structurants comme la station balnéaire du nord de Ngazidja ou la zone écotouristique de Mohéli.
Les handicaps structurels du développement touristique
L’enclavement et les difficultés d’accessibilité
L’accessibilité constitue le premier obstacle majeur au développement touristique comorien. L’archipel souffre d’une desserte aérienne très limitée, avec des liaisons internationales principalement assurées depuis Paris, Marseille, et quelques destinations africaines (Nairobi, Dar es Salaam, Johannesburg). Les rotations restent peu fréquentes et les tarifs prohibitifs, plaçant les Comores parmi les destinations les plus chères d’accès de l’océan Indien.
Les infrastructures aéroportuaires présentent également des carences importantes. L’aéroport international Prince Saïd Ibrahim de Moroni, principale porte d’entrée du pays, dispose de capacités limitées et d’équipements vieillissants. Les liaisons inter-îles, essentielles dans un contexte multi-insulaire, restent irrégulières et parfois dangereuses, alternant vols domestiques peu fiables et liaisons maritimes aléatoires.
Cette situation d’enclavement géographique se double d’un isolement informationnel : les Comores restent largement absentes des circuits de commercialisation touristique internationaux, des brochures des tour-opérateurs et des plateformes de réservation en ligne. La destination souffre d’une quasi-invisibilité sur le marché touristique mondial.
Des infrastructures d’accueil insuffisantes et de qualité inégale
Le diagnostic touristique de Grande Comore réalisé en 2021 révèle une offre d’hébergement limitée et hétérogène. L’île principale ne dispose que d’une dizaine d’établissements hôteliers dignes de ce nom, totalisant moins de 200 chambres. Ces hébergements se concentrent essentiellement à Moroni et sur la côte nord, laissant de vastes zones du territoire dépourvues de structures d’accueil.
La qualité des établissements varie considérablement, allant de l’hôtel de standing international à la pension familiale sommaire. Peu d’entre eux répondent aux standards internationaux en termes de confort, d’équipements (climatisation, eau chaude, wifi) ou de services. Le manque de formation du personnel constitue une faiblesse récurrente, affectant la qualité de l’accueil et du service.
L’offre de restauration touristique souffre des mêmes carences. Les restaurants sont rares en dehors de Moroni, et la gastronomie locale reste peu valorisée à destination des visiteurs. L’approvisionnement en produits frais, notamment en provenance de la pêche locale, demeure irrégulier, limitant la diversité des menus proposés.
L’absence de structuration de la filière touristique
Le secteur touristique comorien se caractérise par une atomisation extrême et une absence de coordination entre acteurs. Il n’existait pas, jusqu’à récemment, d’office de tourisme fonctionnel à l’échelle nationale ou insulaire. Cette absence de structure de promotion et d’accueil des visiteurs pénalise lourdement la destination.
La signalétique directionnelle et d’interprétation fait cruellement défaut sur l’ensemble du territoire. Les sites touristiques potentiels (plages, grottes, points de vue, sites patrimoniaux) restent souvent non balisés, difficiles à localiser et dépourvus de panneaux informatifs. Cette carence rend l’exploration autonome du territoire quasi impossible pour les visiteurs étrangers.
L’artisanat d’art, pourtant riche d’un savoir-faire traditionnel (vannerie, travail du bois, bijoux en argent, textiles), reste peu organisé et faiblement connecté aux flux touristiques. Les productions artisanales sont rarement disponibles dans des points de vente dédiés, et leur qualité demeure variable, faute de normes ou de labellisation.
Le potentiel touristique inexploité de l’archipel
Le volcan Karthala : un géant endormi à valoriser
Le Karthala, qui culmine à 2 361 mètres, constitue l’attraction naturelle majeure de Grande Comore. Ce volcan bouclier actif possède l’un des plus grands cratères sommitaux du monde (3 à 4 kilomètres de diamètre), offrant un spectacle géologique saisissant. Ses dernières éruptions significatives (2005, 2006, 2007) témoignent de sa vitalité et confèrent au site un caractère unique dans la région.
L’ascension du Karthala représente un potentiel considérable pour le tourisme de randonnée et d’aventure. Le parcours traverse différents écosystèmes, depuis les cultures vivrières des basses pentes jusqu’aux paysages lunaires du sommet, en passant par des forêts d’altitude abritant une flore endémique. La vue panoramique depuis le cratère embrasse l’ensemble de l’île et, par temps clair, les îles voisines.
Cependant, ce potentiel reste largement sous-exploité. Le site ne dispose d’aucune infrastructure d’accueil (refuges, points d’information), la signalétique est inexistante, et l’encadrement par des guides formés demeure aléatoire. La valorisation touristique du Karthala nécessiterait des aménagements légers (sentiers balisés, zones de bivouac) ainsi qu’une régulation des ascensions pour des raisons de sécurité et de préservation environnementale.
Les écosystèmes marins et côtiers : un trésor de biodiversité
Les Comores possèdent des écosystèmes marins d’une richesse exceptionnelle, encore relativement préservés. Les récifs coralliens, particulièrement développés autour de Mohéli, abritent une biodiversité remarquable incluant plus de 300 espèces de poissons et de nombreuses espèces de coraux. Les herbiers marins constituent des nurseries essentielles pour la faune marine.
L’archipel accueille des espèces emblématiques attractives pour l’écotourisme : tortues marines (tortues vertes et tortues imbriquées venant pondre sur les plages), dugongs, baleines à bosse en migration, dauphins, et le cœlacanthe, poisson préhistorique redécouvert dans les eaux comoriennes en 1938. Cette mégafaune marine représente un argument touristique de premier plan, comparable aux atouts des Seychelles voisines.
Le parc marin de Mohéli, créé en 2001 et couvrant 404 km², constitue une réalisation pionnière en matière de conservation marine communautaire dans la région. Il offre un cadre idéal pour le développement d’un écotourisme marin structuré (plongée, snorkeling, observation des tortues, whale watching), générant des revenus pour les communautés locales tout en assurant la préservation des ressources.
Le patrimoine culturel immatériel et bâti
Les Comores possèdent un patrimoine culturel swahili unique, fruit de brassages séculaires entre influences africaines, arabes, malgaches et européennes. Les traditions architecturales se manifestent dans les mosquées anciennes, les médinas aux ruelles étroites, et surtout dans l’habitat traditionnel avec ses portes sculptées caractéristiques, véritables œuvres d’art témoignant du statut social des familles.
Le grand mariage (anda), institution sociale centrale de la société comorienne, représente une manifestation culturelle spectaculaire s’étalant sur plusieurs jours et mobilisant l’ensemble de la communauté. Cette tradition, bien que controversée pour son coût social, constitue un élément d’identité culturelle fort, potentiellement valorisable dans le cadre d’un tourisme culturel respectueux.
La musique traditionnelle (twarab, gaboussi), les danses rituelles, la médecine traditionnelle basée sur les plantes endémiques, et la gastronomie locale (pilao, langouste à la vanille, poisson au lait de coco) constituent autant d’expressions culturelles susceptibles d’enrichir l’expérience touristique. Leur valorisation nécessite toutefois une médiation culturelle appropriée, actuellement quasi inexistante.
Les grottes de Dzouadjou et autres curiosités géologiques
Les grottes de Dzouadjou, situées dans la région de Mitsamiouli au nord de Grande Comore, constituent un site karstique remarquable. Ces cavités volcaniques, formées par l’écoulement de laves anciennes, s’étendent sur plusieurs centaines de mètres et présentent des formations géologiques spectaculaires : stalactites de lave, tunnels de coulée, salles souterraines aux dimensions impressionnantes.
Le site possède également une dimension spirituelle, ayant servi de refuge et de lieu de culte à différentes époques. Les grottes abritent des chauves-souris frugivores et présentent un intérêt spéléologique certain. Leur visite offre une expérience d’exploration captivante, particulièrement appréciée des touristes en quête d’aventure.
Cependant, l’accès aux grottes demeure problématique : sentiers non aménagés, absence d’éclairage, risques de chutes liés à la configuration des lieux. La valorisation touristique sécurisée de ce site nécessiterait des aménagements (passerelles, éclairage discret, équipements de sécurité) ainsi que la formation de guides spécialisés en spéléologie.
Les diagnostics touristiques et visions de développement
Le diagnostic de Grande Comore (2021)
Le diagnostic touristique de Ngazidja réalisé en 2021 par l’organisme Tourisme sans Frontières constitue la première évaluation systématique du potentiel touristique de l’île principale. Cette étude, phase préliminaire d’un schéma de développement touristique, a identifié les filières prioritaires et les orientations stratégiques à adopter.
Le diagnostic a procédé à une analyse filière par filière, couvrant : la situation géographique et l’accessibilité, le patrimoine bâti, la médiation culturelle, le patrimoine immatériel, le tourisme littoral, le volcan Karthala, le tourisme d’itinérance, le patrimoine naturel, les grottes, les hébergements, la restauration, l’artisanat d’art, la signalétique, les clientèles et les retombées économiques. Cette approche méthodique a permis d’établir un état des lieux exhaustif des forces et faiblesses de l’offre touristique insulaire.
Parmi les orientations principales préconisées, le diagnostic recommande la création d’un office de tourisme insulaire fonctionnel, la professionnalisation des acteurs du secteur, l’amélioration de la signalétique et de l’information touristique, la structuration de circuits et produits touristiques packagés, ainsi que le renforcement de la promotion de la destination. Ces recommandations visent à transformer progressivement Grande Comore d’un espace non touristique en une destination structurée et attractive.
Les Assises internationales du tourisme (2022)
Les 8èmes Assises internationales du tourisme durable et responsable, organisées aux Comores en 2022 sous l’égide du Ministère de l’Agriculture, de la Pêche, de l’Environnement, du Tourisme et de l’Artisanat, ont marqué un tournant dans la volonté politique de développement du secteur. Cet événement, présidé par le chef de l’État Azali Assoumani, a réuni experts internationaux, opérateurs touristiques et représentants des communautés locales.
Les Assises ont permis d’établir un diagnostic partagé du tourisme comorien, identifiant les problématiques transversales : faiblesse des infrastructures, manque de formation professionnelle, absence de promotion coordonnée, difficultés d’accès, et insuffisance des financements. Elles ont également mis en évidence les opportunités offertes par le tourisme de croisière, le tourisme interne, et les marchés émergents de proximité (Afrique de l’Est, golfe Persique).
Les Assises ont abouti à l’élaboration d’un plan d’action structuré autour de cinq objectifs stratégiques : développer des infrastructures compétitives, préserver le patrimoine naturel et culturel, soutenir l’économie touristique, promouvoir la destination Comores, et protéger l’environnement. Ce plan constitue désormais la feuille de route du développement touristique comorien, avec un calendrier d’actions et des projections d’investissements chiffrées.
Le positionnement écotouristique
Face à l’impossibilité de concurrencer les destinations balnéaires de masse de la région, les Comores ont progressivement orienté leur stratégie vers un positionnement écotouristique de niche. Cette vision, développée dès les années 2010 dans le cadre du programme d’appui à l’écotourisme de la FAO SmartFish, vise à capitaliser sur les atouts naturels de l’archipel tout en assurant la préservation environnementale et le bénéfice des communautés locales.
Le concept d’écotourisme comorien s’articule autour de trois piliers : la conservation des écosystèmes fragiles (récifs coralliens, forêts d’altitude, espèces endémiques), l’implication active des communautés dans la gestion et les bénéfices de l’activité touristique, et l’offre d’expériences authentiques centrées sur la découverte de la nature et des cultures locales. Cette approche s’inscrit dans les principes du tourisme responsable promus par les organisations internationales.
Plusieurs initiatives pilotes ont été développées dans cette optique : le parc marin de Mohéli géré par les communautés locales, les projets d’agrotourisme à Anjouan associant découverte agricole et hébergement chez l’habitant, ou encore les circuits d’observation de la faune marine. Ces expériences, bien que limitées en ampleur, démontrent la viabilité d’un modèle touristique alternatif adapté aux réalités comoriennes.
Les projets structurants de développement
La station balnéaire du nord de Grande Comore
Le projet de station balnéaire intégrée sur la côte nord de Ngazidja constitue l’initiative la plus ambitieuse du portefeuille touristique comorien. Présenté lors de la Conférence des Partenaires au Développement des Comores à Paris en décembre 2019, ce projet vise à créer une infrastructure d’accueil de standing international sur l’une des plus belles zones littorales de l’île.
La zone retenue bénéficie d’atouts naturels indéniables : plages de sable blanc, eaux cristallines, lagon protégé par une barrière récifale, et proximité relative de l’aéroport international de Moroni (environ 30 km). Le projet prévoit la construction d’hôtels de catégorie supérieure, de villas touristiques, d’un centre de thalassothérapie, d’équipements nautiques et de loisirs, ainsi que des commerces et services associés.
L’objectif affiché est de créer une “masse critique” d’hébergements de qualité capable d’attirer les tour-opérateurs internationaux et de positionner les Comores sur le marché du tourisme balnéaire haut de gamme de l’océan Indien. Les promoteurs du projet estiment qu’une telle infrastructure pourrait générer plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, et multiplier significativement les arrivées touristiques.
Toutefois, ce projet fait face à d’importants obstacles. Le mémoire de master de Hamidou Hassane (2020) intitulé “Blocage à la mise en tourisme au nord de la Grande Comore” identifie plusieurs facteurs limitants : la complexité du foncier dans cette zone où les propriétés sont morcelées entre de nombreuses familles, les résistances communautaires liées aux craintes d’accaparement des terres et de dépossession, l’insuffisance des infrastructures de base (routes, électricité, eau), et les difficultés de mobilisation des investissements nécessaires, estimés à plusieurs dizaines de millions de dollars.
La zone écotouristique de Mohéli
Mohéli, la plus petite des trois îles de l’Union, a été identifiée comme la destination privilégiée pour le développement d’un écotourisme structuré. Le projet de zone écotouristique s’appuie sur l’expérience réussie du parc marin de Mohéli et vise à étendre le modèle de conservation communautaire à l’ensemble des activités touristiques de l’île.
L’île présente des caractéristiques idéales pour cette orientation : faible densité de population (environ 45 000 habitants sur 290 km²), écosystèmes marins et terrestres relativement préservés, plages de ponte des tortues marines parmi les plus importantes de la région, et culture d’accueil communautaire encore vivace. La tranquillité de Mohéli contraste avec l’urbanisation croissante de Grande Comore et la densité d’Anjouan.
Le projet prévoit le développement d’hébergements écologiques de petite capacité (écolodges, bungalows intégrés à l’environnement), la structuration de circuits de découverte nature (observation des tortues, snorkeling, randonnées en forêt), et la mise en place d’une gouvernance touristique associant étroitement les communautés locales. L’objectif est de créer une destination écotouristique d’excellence, capable d’attirer une clientèle internationale sensibilisée aux enjeux environnementaux.
La réussite de ce projet repose sur plusieurs conditions : maintien de la qualité environnementale de l’île, formation des acteurs locaux aux métiers de l’écotourisme, mise en place de mécanismes de redistribution équitable des bénéfices, et promotion ciblée auprès des segments de marché appropriés (tourisme nature, plongeurs, ornithologues).
L’agrotourisme et le tourisme solidaire à Anjouan
Anjouan, île la plus densément peuplée de l’archipel avec 424 habitants au km², présente un profil différent de ses voisines. Caractérisée par un relief accidenté, des vallées cultivées en terrasses, une agriculture diversifiée (ylang-ylang, girofle, vanille, cultures vivrières) et un patrimoine bâti remarquable (anciennes plantations coloniales, mosquées historiques, médinas), l’île se prête particulièrement au développement de l’agrotourisme et du tourisme solidaire.
Le concept d’agrotourisme à Anjouan vise à valoriser les paysages agricoles spectaculaires de l’île, les savoir-faire paysans traditionnels, et les filières de cultures de rente qui ont fait la réputation de l’île (l’ylang-ylang anjouanais étant réputé parmi les plus fins du monde). Les visiteurs pourraient découvrir les processus de culture et de distillation des plantes à parfum, participer aux activités agricoles, et séjourner dans des structures d’hébergement rustiques au cœur des exploitations.
Le tourisme solidaire, quant à lui, s’inscrit dans une démarche de développement communautaire. Il vise à créer des liens directs entre visiteurs et populations locales, à travers des séjours chez l’habitant, des rencontres avec des associations villageoises, ou la participation à des projets de développement local. Cette approche correspond à une demande croissante de touristes en quête d’authenticité et désireux de contribuer positivement aux territoires visités.
Plusieurs initiatives pilotes d’agrotourisme et de tourisme solidaire ont été expérimentées à Anjouan avec l’appui d’ONG internationales. Bien que modestes en taille, elles ont démontré la viabilité du modèle et l’intérêt de certains segments de clientèle pour ce type d’expériences. Leur développement nécessite toutefois un accompagnement important des communautés d’accueil, une formation aux standards d’hygiène et de confort minimum, et une commercialisation adaptée.
Les enjeux de préservation environnementale
Les menaces sur les écosystèmes marins
Malgré leur relative préservation actuelle, les écosystèmes marins comoriens font face à des menaces croissantes qui pourraient compromettre leur potentiel touristique. L’étude de stratégies de protection de l’environnement marin réalisée en 2010 identifie plusieurs facteurs de dégradation : surpêche affectant certaines espèces commerciales, utilisation de techniques de pêche destructrices (dynamite, poison), collecte excessive de certaines ressources (coquillages, concombres de mer), pollution côtière due aux rejets domestiques et agricoles, et érosion côtière liée aux changements d’usage des sols.
Le changement climatique constitue une menace supplémentaire de plus en plus préoccupante. L’étude “Impact of Climate Change on Tourism in Seychelles and Comoros” souligne que l’élévation de la température océanique provoque le blanchissement des cor