Table des matières

Introduction

L’agriculture constitue l’épine dorsale de l’économie comorienne et le principal moyen de subsistance pour la majorité de la population de l’archipel. Dans un contexte insulaire caractérisé par des ressources naturelles limitées, une forte densité démographique et une vulnérabilité accrue au changement climatique, la gestion durable des ressources agricoles et naturelles représente un enjeu stratégique majeur pour le développement des Comores. Cette problématique englobe à la fois la production agricole, la conservation de la biodiversité, la gestion de l’eau et la lutte contre la pauvreté.

Depuis plusieurs décennies, chercheurs nationaux et internationaux, institutions de développement et organisations non gouvernementales ont mené de nombreux projets et études sur différents aspects de l’agriculture comorienne. Ces initiatives couvrent des domaines aussi variés que l’amélioration des cultures traditionnelles comme le cocotier, le développement de l’agroforesterie, la modélisation des ressources en eau souterraine, ou encore l’élaboration de stratégies de réduction de la pauvreté rurale.

Cet article présente un panorama des principaux projets, recherches et approches développés aux Comores pour optimiser l’agriculture et gérer durablement les ressources naturelles, en mettant en lumière les défis spécifiques de l’archipel et les solutions explorées pour y répondre.

Le cocotier : culture emblématique et projet de développement

Place du cocotier dans l’économie comorienne

Le cocotier (Cocos nucifera) occupe une place centrale dans l’agriculture et l’économie des Comores depuis des siècles. Culture traditionnelle par excellence, le cocotier fournit non seulement une production commerciale destinée à l’exportation (coprah), mais constitue également un élément essentiel de l’alimentation locale et de la vie quotidienne des populations. Les noix de coco sont consommées fraîches, utilisées dans la cuisine traditionnelle, et le coprah (amande séchée) a longtemps représenté l’une des principales exportations agricoles de l’archipel aux côtés de la vanille et de l’ylang-ylang.

Au début des années 1980, la cocoteraie comorienne comptait plusieurs centaines de milliers de palmiers répartis sur l’ensemble des îles de l’archipel. Cependant, la productivité restait relativement faible en raison du vieillissement des plantations, de pratiques culturales traditionnelles peu optimisées et de l’absence de matériel végétal sélectionné. La production annuelle de coprah fluctuait en fonction des conditions climatiques et des prix internationaux, mais elle représentait une source de revenus significative pour de nombreuses familles rurales.

Le projet cocotier (1979-1990)

Face à la dégradation progressive de la cocoteraie et à la nécessité d’améliorer la productivité de cette culture stratégique, un projet d’envergure a été mis en place avec l’appui du Centre de Coopération Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD). Le “Projet cocotier aux Comores”, mené entre 1979 et 1990, visait à régénérer la cocoteraie nationale par la production et la diffusion de matériel végétal sélectionné de haute qualité.

Le projet s’articulait autour de plusieurs composantes complémentaires. Un champ semencier a été établi et géré pour produire des semences de qualité issues de variétés sélectionnées présentant une meilleure productivité et une résistance accrue aux maladies. Ce champ semencier nécessitait un entretien régulier comprenant l’application de fumures organiques et minérales, la gestion de l’irrigation en saison sèche, et un programme sanitaire rigoureux. L’exploitation du champ semencier mobilisait une équipe permanente pour assurer la pollinisation contrôlée, la récolte des noix destinées à la reproduction, et le suivi des arbres producteurs.

Des pépinières ont été créées dans plusieurs localités stratégiques pour recevoir les semences produites par le champ semencier et élever les jeunes plants jusqu’à leur stade de plantation définitive. L’acheminement des semences depuis le champ semencier vers les pépinières nécessitait une organisation logistique précise, compte tenu de la géographie insulaire de l’archipel et des contraintes de transport inter-îles. Les pépinières employaient des pépiniéristes formés aux techniques modernes d’élevage de plants, incluant la gestion de l’arrosage, l’apport d’engrais, le contrôle phytosanitaire et la sélection des plants vigoureux destinés à la diffusion.

Diffusion des plants et vulgarisation

La diffusion des plants en milieu villageois constituait la phase finale et cruciale du projet. Entre 1979 et 1990, plusieurs dizaines de milliers de plants sélectionnés ont été distribués aux agriculteurs comoriens. Cette distribution s’accompagnait d’un programme de vulgarisation agricole visant à former les planteurs aux bonnes pratiques de mise en terre, d’entretien et de fertilisation des jeunes cocotiers. Des vulgarisateurs villageois ont été formés pour assurer le relais entre le projet et les communautés rurales, adapter les messages techniques aux réalités locales et assurer le suivi post-plantation.

Le projet a également conduit des tests d’hybrides pour identifier les variétés les plus performantes dans les conditions pédo-climatiques comoriennes, ainsi que des essais de fertilisation pour déterminer les formules d’engrais optimales permettant d’améliorer significativement les rendements. Ces recherches appliquées ont généré des recommandations techniques destinées aux futurs programmes de développement de la cocoteraie.

Le rapport final du projet, publié en janvier 1990, dressait un bilan globalement positif de l’intervention, tout en identifiant plusieurs défis persistants : difficultés d’approvisionnement régulier en intrants (engrais, produits phytosanitaires), contraintes logistiques liées à l’insularité, nécessité de renforcer les capacités techniques locales, et importance de poursuivre les efforts de vulgarisation pour assurer l’adoption durable des nouvelles pratiques par les agriculteurs. Le rapport formulait des recommandations détaillées pour la poursuite de l’amélioration de la cocoteraie comorienne, soulignant notamment l’importance d’une politique agricole cohérente et d’un financement stable pour garantir la pérennité des acquis.

L’agroforesterie : une approche intégrée pour la durabilité

Principes et enjeux de l’agroforesterie aux Comores

L’agroforesterie, système agricole combinant arbres et cultures ou élevage sur une même parcelle, répond particulièrement bien aux défis agronomiques, environnementaux et socio-économiques de l’archipel des Comores. Dans un contexte de forte pression foncière, de dégradation des sols, d’érosion importante et de vulnérabilité climatique, l’intégration d’arbres dans les systèmes de production agricole offre de multiples bénéfices : protection des sols contre l’érosion, amélioration de leur fertilité par la fixation biologique de l’azote et le recyclage des nutriments, diversification des revenus agricoles, conservation de la biodiversité, et séquestration du carbone.

Les systèmes agroforestiers traditionnels comoriens combinent depuis longtemps diverses espèces arborées (cocotiers, arbres fruitiers, arbres à bois d’œuvre) avec des cultures vivrières (manioc, banane, taro) et des cultures de rente (vanille, ylang-ylang, girofle). Cependant, ces systèmes souffrent souvent d’une gestion sous-optimale, d’une connaissance limitée des interactions écologiques entre espèces, et d’un manque de techniques adaptées pour maximiser les synergies et minimiser les compétitions entre arbres et cultures.

Le guide technique d’agroforesterie d’Anjouan (2021)

Pour répondre à ces enjeux, un guide technique complet d’agroforesterie a été élaboré en 2021 pour l’île d’Anjouan par le World Agroforestry Centre (ICRAF), en collaboration avec l’organisation Dahari et d’autres partenaires locaux. Ce guide, financé par le Darwin Initiative et la FAO dans le cadre du projet TCP/COI/3602 visant à développer une stratégie nationale d’agroforesterie, compile les résultats de recherches participatives et appliquées menées avec les communautés rurales d’Anjouan.

Le guide fournit des informations scientifiques et pratiques sur une large gamme d’arbres natifs et exotiques utilisés ou potentiellement intéressants pour les systèmes agroforestiers comoriens. Il présente pour chaque espèce des fiches détaillées incluant les caractéristiques botaniques, les exigences écologiques, les usages possibles (alimentation, bois, fourrage, médecine, amélioration des sols), les techniques de multiplication et de plantation, ainsi que les pratiques de gestion recommandées.

Le document met l’accent sur la sélection d’espèces adaptées aux différentes zones agro-écologiques d’Anjouan et aux objectifs spécifiques des agriculteurs : production alimentaire, génération de revenus, services écosystémiques ou combinaison de ces objectifs. Une attention particulière est accordée aux espèces endémiques et indigènes des Comores, dont la valorisation contribue simultanément à la conservation de la biodiversité unique de l’archipel et au développement économique local.

Le guide technique propose également des recommandations pour la conception spatiale des systèmes agroforestiers (disposition des arbres, densités optimales, associations favorables), la gestion dans le temps (calendrier des opérations culturales, rotation des cultures, régénération des arbres) et l’intégration avec d’autres activités agricoles comme l’élevage. Il s’appuie sur les savoirs locaux tout en les complétant par des connaissances scientifiques récentes, dans une démarche de co-construction avec les communautés.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de développement du secteur agroforestier aux Comores, reconnaissant l’agroforesterie comme un pilier essentiel pour la sécurité alimentaire, la résilience climatique et la conservation de l’environnement dans l’archipel.

Hydrogéologie et gestion des ressources en eau

Enjeux de l’eau aux Comores

L’accès à l’eau potable et la gestion durable des ressources hydriques constituent des défis majeurs pour l’archipel des Comores. La nature volcanique des îles, la perméabilité élevée des formations basaltiques, l’irrégularité des précipitations et l’augmentation de la demande liée à la croissance démographique et au développement économique exercent une pression croissante sur les ressources en eau souterraine, principales sources d’approvisionnement de l’archipel.

La Grande-Comore (Ngazidja) présente des caractéristiques hydrogéologiques particulièrement complexes. L’absence de réseau hydrographique de surface en raison de la forte perméabilité des formations volcaniques récentes concentre l’ensemble des ressources en eau dans les aquifères souterrains. Ces nappes phréatiques sont vulnérables à la surexploitation, à la pollution et à l’intrusion d’eau salée dans les zones côtières où se concentrent les populations et les activités économiques.

Modélisation hydrogéologique de la côte ouest de Grande-Comore

Pour améliorer la compréhension et la gestion de ces ressources stratégiques, plusieurs travaux de recherche en hydrogéologie ont été menés aux Comores, notamment deux mémoires de master soutenus en 2019 à l’Université d’Antananarivo. Ces études ont porté sur la modélisation hydrogéologique des aquifères de la côte ouest de la Grande-Comore et de la région de Mbeni.

L’étude sur l’aquifère de la côte ouest a utilisé des techniques avancées de géophysique et de modélisation numérique pour caractériser la géométrie des formations géologiques, estimer les paramètres hydrogéologiques (perméabilité, porosité, recharge), et simuler le fonctionnement de l’aquifère sous différents scénarios d’exploitation et de recharge. Cette approche permet d’identifier les zones de forte vulnérabilité, d’évaluer les ressources exploitables de manière durable, et de prévoir l’impact de l’augmentation future des prélèvements.

La modélisation a révélé l’existence de nappes perchées et d’une nappe basale en contact avec l’eau de mer dans les zones côtières. Elle a mis en évidence les risques d’intrusion saline dans les secteurs où les pompages sont intensifs, particulièrement autour des centres urbains en expansion. Les résultats ont fourni des recommandations pour l’implantation optimale de nouveaux forages, les débits maximaux d’exploitation compatibles avec la recharge naturelle, et les mesures de protection des zones de recharge.

Modélisation de l’aquifère de Mbeni

L’étude parallèle sur l’aquifère de Mbeni, également réalisée en 2019, a appliqué une méthodologie similaire à cette région spécifique de la Grande-Comore. Mbeni, zone agricole importante et en développement démographique rapide, fait face à des problèmes d’approvisionnement en eau particulièrement aigus pendant la saison sèche.

La modélisation hydrogéologique de Mbeni a permis de quantifier les ressources disponibles, d’identifier les facteurs limitants (faible recharge en saison sèche, exploitation intensive, pollution locale), et de proposer des stratégies de gestion adaptées. Ces travaux ont souligné l’importance d’une approche intégrée de la gestion de l’eau, combinant protection des zones de captage, régulation des prélèvements, développement de capacités de stockage pour la saison sèche, et sensibilisation des usagers à l’économie d’eau.

Ces études hydrogéologiques, menées dans le cadre du programme PAEPA-Comores (Programme d’Appui à l’Eau Potable et l’Assainissement), fournissent des outils scientifiques essentiels pour les décideurs et gestionnaires des ressources en eau. Elles illustrent l’importance de la recherche appliquée pour éclairer les politiques publiques dans un domaine aussi stratégique que l’accès à l’eau, indispensable tant pour la santé publique que pour le développement agricole.

Changement climatique et agriculture côtière

Vulnérabilité des zones côtières

Les zones côtières des Comores concentrent une part importante de la population et des activités agricoles, tout en étant particulièrement vulnérables aux impacts du changement climatique : élévation du niveau de la mer, intensification des événements extrêmes (cyclones, inondations), modification des régimes de précipitations, et salinisation des sols et des nappes phréatiques.

Une étude de master en géographie soutenue en 2018 à l’Université d’Antananarivo a analysé spécifiquement les impacts du changement climatique sur la zone côtière de Bambao-Hambou en Grande-Comore. Cette recherche a documenté les manifestations observables du changement climatique dans cette région (élévation des températures, variabilité accrue des précipitations, événements climatiques extrêmes plus fréquents) et leurs conséquences sur l’agriculture locale, les ressources en eau et les conditions de vie des populations.

Impacts sur l’agriculture et adaptations nécessaires

L’étude a révélé que les agriculteurs de Bambao-Hambou constatent déjà des modifications significatives des conditions de production : décalage des saisons, sécheresses plus longues, inondations plus fréquentes, apparition de nouveaux ravageurs, et stress hydrique affectant les cultures. Ces changements menacent la sécurité alimentaire locale et les revenus des ménages agricoles, déjà fragilisés par la pauvreté et la faible productivité.

Face à ces défis, les communautés développent diverses stratégies d’adaptation, souvent de manière empirique : diversification des cultures, modification des calendriers agricoles, adoption de variétés plus résistantes à la sécheresse, construction de petits ouvrages de protection contre l’érosion et les inondations. Cependant, ces adaptations restent limitées par le manque de ressources financières, l’accès insuffisant aux informations climatiques et techniques, et l’absence de politiques publiques d’accompagnement.

L’étude recommande le développement de programmes d’adaptation au changement climatique spécifiquement ciblés sur l’agriculture côtière, incluant l’amélioration des systèmes d’alerte précoce, la promotion de pratiques culturales résilientes (agroforesterie, conservation des sols et de l’eau), le développement de variétés adaptées, et la mise en place d’infrastructures de protection (digues, systèmes de drainage, bassins de rétention).

Agriculture et stratégies de réduction de la pauvreté

Ampleur de la pauvreté rurale aux Comores

La pauvreté aux Comores est un phénomène massif et majoritairement rural. Selon les données disponibles, plus des deux tiers de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté, avec des taux particulièrement élevés dans les zones rurales où l’agriculture constitue la principale activité économique. Un mémoire de maîtrise en sciences économiques soutenu en 2009 à l’Université d’Antananarivo a analysé en profondeur les stratégies de réduction de la pauvreté aux Comores, avec une attention particulière aux dimensions agricoles.

Cette étude a identifié plusieurs facteurs structurels expliquant la persistance de la pauvreté dans le secteur agricole : faible productivité des cultures due à des techniques traditionnelles peu efficientes, parcelles de petite taille limitant les économies d’échelle, dégradation progressive des sols entraînant une baisse des rendements, accès limité aux intrants agricoles de qualité (semences améliorées, engrais, produits phytosanitaires), insuffisance des infrastructures rurales (routes, marchés, installations de stockage), et faiblesse des services d’appui aux agriculteurs (vulgarisation, crédit agricole, organisations professionnelles).

Amélioration des systèmes de production agricole

Le mémoire propose plusieurs axes stratégiques pour améliorer les systèmes de développement économique durable aux Comores, avec l’agriculture comme secteur prioritaire. Premièrement, l’intensification agricole durable permettrait d’augmenter significativement la productivité sans expansion de la superficie cultivée, cruciale dans un contexte de rareté foncière. Cette intensification passerait par la diffusion de variétés améliorées, l’optimisation de la fertilisation organique et minérale, la gestion intégrée des ravageurs et maladies, et l’amélioration des techniques culturales.

Deuxièmement, la diversification agricole réduirait la vulnérabilité des ménages face aux fluctuations de prix et aux aléas climatiques. Le développement de cultures vivrières à haute valeur nutritionnelle (légumes, fruits, légumineuses) parallèlement aux cultures de rente traditionnelles (ylang-ylang, vanille, girofle) améliorerait simultanément la sécurité alimentaire et les revenus agricoles. L’intégration agriculture-élevage offrirait des synergies intéressantes, notamment pour la gestion de la fertilité des sols par le recyclage des déjections animales.

Troisièmement, le renforcement des filières agricoles permettrait aux producteurs de mieux valoriser leurs productions. L’amélioration de l’organisation collective des agriculteurs (coopératives, associations), le développement d’infrastructures de transformation et de conservation, l’établissement de liens contractuels plus équitables avec les acheteurs, et l’accès à des marchés rémunérateurs (commerce équitable, produits biologiques, niches de qualité) contribueraient à augmenter la part de la valeur ajoutée captée par les producteurs.

Politiques publiques pour le développement agricole

L’étude insiste sur la nécessité de nouvelles politiques publiques de lutte contre la pauvreté accordant une priorité stratégique au développement agricole. Ces politiques devraient inclure des investissements massifs dans les infrastructures rurales (routes, électrification, eau, marchés), la création de services financiers adaptés aux besoins des petits agriculteurs (microfinance, crédit de campagne, assurance agricole), le renforcement substantiel des services de vulgarisation et de conseil agricole, et la mise en place de filets de sécurité pour protéger les populations les plus vulnérables.

La recherche agricole appliquée doit être renforcée pour développer des innovations techniques adaptées aux conditions spécifiques des Comores : variétés résistantes à la sécheresse et aux maladies, systèmes agroforestiers optimisés, techniques de conservation des sols et de l’eau, méthodes biologiques de lutte contre les ravageurs. Le transfert de ces innovations vers les agriculteurs nécessite un système de vulgarisation efficace, bien financé et basé sur des approches participatives respectant les savoirs locaux.

La gestion durable des ressources naturelles constitue un préalable au développement agricole à long terme. La dégradation continue des sols, la déforestation, la surexploitation des ressources en eau et la perte de biodiversité menacent la base productive de l’agriculture comorienne. Des programmes de conservation et de restauration des écosystèmes (reboisement, aménagement des bassins versants, protection des zones de recharge des nappes, conservation des espèces endémiques) doivent accompagner les efforts d’intensification agricole pour garantir leur durabilité.

Recherche scientifique et valorisation des ressources végétales

Biodiversité et plantes endémiques

L’archipel des Comores possède une biodiversité végétale remarquable comprenant de nombreuses espèces endémiques et indigènes aux propriétés intéressantes pour l’alimentation, la médecine, la cosmétique ou l’agroforesterie. La valorisation scientifique de ces ressources végétales représente un potentiel économique significatif tout en contribuant à leur conservation.

Une thèse de doctorat en chimie soutenue en 2010 à l’Université de La Réunion a porté sur la valorisation de quatre plantes endémiques et indigènes des Comores. Cette recherche a conduit des analyses phytochimiques approfondies pour identifier les composés bioactifs présents dans ces plantes, évaluer leurs propriétés pharmacologiques, antimicrobiennes ou aromatiques, et explorer les possibilités de développement de produits à valeur ajoutée.

Ce type de recherche illustre le potentiel encore largement inexploité de la flore comorienne. Le développement de filières basées sur les plantes endémiques pourrait créer de nouvelles opportunités économiques pour les communautés rurales, à condition d’assurer une exploitation durable ne menaçant

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